Avant toute prise en charge, il est important de prendre en compte le parcours de soin déjà vécu par la personne afin de comprendre son expérience, identifier d’éventuels traumatismes précédents et sécuriser la suite du suivi.

 

Les violences sexuelles peuvent parfois s’accompagner d’expériences thérapeutiques difficiles, y compris avec des professionnels de santé qui ont pu être intrusifs, inadaptés ou insuffisamment éthiques. Ce vécu peut générer une errance thérapeutique, des consultations multiples pour des troubles persistants et un sentiment de malaise vis-à-vis du corps.

 

Lors du bilan kinésithérapique, il est donc essentiel d’explorer :

  • Quels soins ou manipulations la personne a-t-elle déjà reçus ?
  • Dans quel contexte la zone pelvienne a-t-elle été abordée ?
  • L’intervention était-elle justifiée et le consentement réellement recueilli ?
  • L’intervention a-t-elle été expliquée de manière claire ou avec des explications ambiguës ?

 

Si la zone pelvienne a été travaillée précocement, même dans le cadre de soins sans lien direct (entorse, migraine…), il convient de s’interroger sur le respect de l’éthique professionnelle, comme le rappellent régulièrement les autorités déontologiques et les jurisprudences récentes.

L’objectif de ce recueil est de sécuriser la suite de la prise en charge, de restaurer la confiance et de veiller à ce qu’aucune situation génératrice de malaise ou de violence ne se reproduise en séance.

 

Si, lors de la consultation, le/la patient.e manifeste un malaise alors il est très probable que son parcours médical antérieur ait été douloureux ou traumatisant.

“Quand il y a un doute, il n’y a plus de doute.”